Mécénat, fonds privés et ressources propres…. un département propre au sein du Cabinet
En 2020, en pleine crise sanitaire, nous avons décidé d’anticiper les besoins futurs de nos clients d’une part et l’évolution nécessaire des modèles économiques des musées dans un monde post-Covid d’autre part. En France l’aide gouvernementale a mis sous perfusion toute une partie du pays, y compris ses équipements culturels qu’elle avait décidé de fermer. L’avantage du modèle économique a donc été loué comparativement à d’autres pays qui ont autrement subie la crise, comme le Royaume-Uni ou plus encore, les Etats-Unis.
Cependant, en dehors de telles périodes, il va de soi que le musée doit pouvoir lui aussi travailler ses équilibres budgétaires, notamment (plus que paradoxalement) pour pouvoir défendre la qualité de ses équipements et de ses productions, faire face autant à la baisse des dotations d’Etat qu’aux baisses possibles (et constatées depuis 2020) des billetteries, mais également pour travailler le lien public/privé, penser les convergences d’objectifs entre les deux, dessiner des paysages communs et les faire se rejoindre sur des horizons d’attente pour partie partagés.
Pour accompagner ses clients dans cette voie, Elsa Olu a donc intégré fin 2020 un EXECUTIV MASTER à l’Université Paris-Dauphine, la plus prestigieuse de France en matière d’économie de finance et de fiscalité avec pour objectifs d’acquérir des connaissances et des compétences en droit, fiscalité, gestion des patrimoines privés, voir comment ces éléments pouvaient prendre place dans le monde très spécifique des musées pour accompagner leur changement de modèle économique, de là offrir un service qualifié en la matière.
De cette formation experte elle a pu
- Développer une méthodologie réellement innovante, non plus pensée de l’intérieur du secteur privé et/ou de l’économie privée, mais de l’intérieur du musée en priorisant le projet scientifique et culturel et en mettant l’économie privée au service véritablement d’un projet d’équipement et
- Mettre en place au sein du Cabinet un nouveau département aux compétences emboîtés : notaire, juriste viennent qualifier le service pour la concrétisation et la rédaction des actes qui leur reviennent.
Le Cabinet offre donc désormais un service complet et très pointu, qui va du développement d’une stratégie personnalisée, conseil à la création d’outils de collecte comme Fondations ou Fonds de dotation, à l’accompagnement concret dans les démarches.
→ Pour toute demande d’accompagnement, contactez-nous
« Je ne me suis pas prise de passion pour le droit et la fiscalité, j’ai simplement constaté, au bout de 25 ans d’accompagnement des collectivités et des musées,
- que si les velléités étaient nombreuses, le modèle économique des musées lui changeait finalement peu : les difficultés pour les équipes de musées, souvent peu dotées en personnel dédié et qualifié, et ne disposant ni des connaissances ni du savoir-faire ni du temps nécessaire à mettre en place une véritable stratégie sur le long terme, se traduisant le plus souvent par de petites contractualisations sporadiques, chronophages et finalement assez peu rémunératrices ;
- qu’à la faveur des baisses des dotations, on faisait du coup parfois (et on ferait certainement de plus en plus) entrer « de force », et souvent au détriment des missions prioritaires scientifiques et culturelles, une politique visant à trouver puis développer des outils de « rentabilité » au sein des équipements culturels ;
- qu’il était urgent dès lors de développer une véritable offre qualifiée et spécifiquement muséale en la matière, et de pouvoir accompagner les musées et collectivités de A à Z sur leurs projets, sans plus être contrainte de dire au terme d’une programmation architecturale et muséographique : à dans 12 mois si on trouve de l’argent !
Dans les valeurs que nous partageons avec nos clients, il y a l’attention à la dépense publique, la défense de la vocation 1ère d’un musée (collecter, préserver, étudier, exposer/transmettre…), et avec les collectivités, le soin d’inscrire davantage ces équipements dans leur territoire, notamment en tissant de véritables liens avec les acteurs économiques présents. La politique de mécénat que nous les aidons à penser va dans ce sens. Opérée « de l’intérieur » et dans le respect de ces valeurs, elle participe à donner les moyens de défendre la culture au service d’une société, des citoyens, et d’un territoire, plus qu’elle ne présente un risque d’ingérence. Elle répond également à une demande exprimée du secteur privé de davantage s’impliquer dans ce qui participe aussi à la valorisation du territoire et bénéficie à l’économie.
Collecter de l’argent n’est pas une fin en soi, mais un outil au service d’une mission d’intérêt général, porté par des valeurs de culture, de savoir, de beauté, de partage, de pensée…. Un idéal issu de la société Antique, déjà prôné par un certain Marc-Aurèle, et dont la défense mérite que l’on s’y penche toujours davantage, avec autant de compétences que de convictions. »
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Mémoire soutenu dans le cadre de l’Executiv Master Gestion du Patrimoine Artistique Privé de l’Université Paris-Dauphine en Octobre 2021, sous la direction d’Amélie de Brayas (Dr en Droit, Avocat) et Frédéric Gonand (Economiste, Ph / HDR/CNU) – Partenariat Christie’s. > Lire le résumé et l’introduction